IGD : Mise en place du Quadrilogue aux Comores

L’article a été rédigé par Natidja Hamidou de l’agence comorienne de presse (HKZ presse). 

Une réunion de restitution, de sensibilisation et d'information s'est tenue ce samedi dans le cadre de la mise en œuvre des lignes directrices internationales relatives à la décentralisation et l'accès aux services de base.


Le ministère de l'Intérieur en charge de la décentralisation ainsi que la vice-présidence en charge des infrastructures et de l'urbanisme ont convié une mission grâce à l'appui de l'ambassade de France pour aider notre pays à mettre en œuvre les lignes directrices internationales relatives à la décentralisation et l'accès aux services de base. « Ce sont des directives internationales issues d'un long dialogue au niveau mondial qui favorise le partenariat des différents acteurs aussi bien local que national pour permettre l'émergence des problèmes que vivent les citoyens. Ces lignes directrices ont également consenti à l'émergence des solutions pour répondre aux besoins fondamentaux qui sont définis comme l'accès à l'eau, à l'assainissement, aux télécommunications, à un environnement sain tel que le traitement des déchets », a indiqué Chouhoura Abdallah, directrice de la décentralisation.

Une réunion qui s'est tenue ce samedi a regroupé les partenaires notamment le gouvernement ainsi que les ministères techniques, l'association des maires de Ngazidja, les opérateurs techniques qui interviennent dans ce secteur et la société civile. La mission les a interpellés pour leur représenter ces lignes directrices et les écouter afin de réfléchir sur ce qui doit être fait pour que la première étape de diagnostic puisse être poursuivie. « Les mécanismes doivent être mis en place au niveau national et local, de manière à permettre le dialogue et qui résulterait à l'élaboration d'un plan d'action national et local et donner sens au projet de décentralisation », souligne la directrice de la décentralisation. 

Lors de cette assise, il a été annoncé que l'année 2012 sera consacrée à la création d'un comité national qui, selon Chouhoura Abdallah doit voir le jour dans une à deux semaines ». Des comités locaux seront conçus et seront composés de trois communes pilotes dont une par île. Afin d'élaborer ce plan d'action national, il est recommandé de faire un état des lieux, voir le processus en cours. S'agissant du domaine sectoriel, il faut étudier les politiques qui existent et celles qui ne figurent pas par rapport à ces services de base. Chouhoura Abdallah a tenu à préciser que « d'un côté, il va falloir réajuster notre manière de penser par rapport à la décentralisation. D'un autre côté, une fois que les comités seront mis en place, il faut que les membres soient formés pour maîtriser le processus en vue d'élaborer le plan d'action qui va répondre aux besoins primaires pour pouvoir accompagner les comités locaux ». 

Le but à atteindre est le dialogue entre la société civile, les institutions nationales et les représentants locaux. Ali Soilihi, secrétaire général de l'association des maires de Ngazidja a déclaré que « nous avons eu la chance d'être reçus par la gestion déléguée comme nous sommes les bénéficiaires principaux. La mission a rencontré trois communes pilotes notamment l'intercommunale de Mitsamiouli dans le cadre des déchets, l'intercommunale de Oichili pour l'eau et l'association Ngwengwé également pour l'eau. Nous avons fait des échanges d'expertise ». 

Rappelons que ce projet est une requête formulée par la collaboration du ministère chargé de la décentralisation et celui de l'urbanisme à partir de l'ONU habitat pour un financement de 40 000 euros. 

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